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Bonne nouvelle! Baisse de la déforestation en Amazonie

  • Auteur: wm
  • Classé dans: Ecologie
  • Le: 01 oct 2007 à 11:36

L’augmentation des contrôles d’abattages illégaux, l’amélioration de la certification des propriétaires des terrains et les projets de développement économique qui préservent la forêt tropicale d’Amazonie ont fait diminuer la déforestation d’après les autorités.

On estime à 9600 km² l’étendue de la forêt d’Amazonie qui a été sujette à la déforestation du 31 juillet 2006 au 31 juillet 2007, alors que l’année passée, 14039km² de la forêt d’Amazonie avaient été victimes de la déforestation, d’après le Ministère de l’Environnement du Brésil.

Carte mondiale de désertification et déforestation

Ces chiffres sont basés sur une étude préliminaire des images satellites et ont une marge d’erreur de plus ou moins 10%.

Le rapport final devrait être publié en Novembre.

« C’est une grande réussite pour la société brésilienne. C’est le reflet d’une nouvelle gouvernance environnementale » a déclaré le Ministre de l’Environnement Marina Silva lors d’une conférence dans la capitale du Brésil, Brasilia.

C’est le taux de déforestation de la forêt d’Amzonie le plus bas depuis 2000. Le taux de déforestation le plus élevé jamais enregistré était en 2004, et s’élevait à 27429 km².

Mais les responsables du ministère disent qu’une révision des données historiques utilisant une nouvelle méthode montreront que c’est le taux de déforestation de la forêt d’Amzonie le plus bas depuis trente ans.

« C’est le taux de déforestation le plus bas depuis les années 1970 » a déclaré Joao Paulo Capobianco, secrétaire exécutif du ministère de l’environnement.

Les écologistes sont d’accord pour dire que des progrès ont été faits mais disent qu’une augmentation des prix des produits cette année pourrait renouveler la déforestation.

« Il y a eu une meilleure prise de conscience et des politiques plus efficaces mises en œuvre au niveau fédéral et des états, mais le test réel est de voir si les taux de déforestation de la forêt d’Amazonie continuent à chuter pendant une augmentation des prix des biens » a déclaré Paulo Moutinho, coordinateur de l’Institut de Recherche Environnementale de l’Amazonie.

« Je suis optimiste mais il est trop tôt pour célébrer notre victoire » a-t-il ajouté.

L’augmentation des prix du blé et du maïs en 2003 a conduit les agriculteurs à augmenter leurs zones d’exploitation, empiétant de plus en plus sur la forêt d’Amazonie et encourageant la déforestation.

Le Brésil a souvent du affronter les critiques de ses concurrents principaux, qui dénonçaient le fait que certaines des ces structures agricoles d’exportation principales contribuaient à la destruction de la forêt d’Amazonie.

Le gouvernement du Président Luiz Inacio Lula da Silva a augmenté les raids de police pour contrôler la déforestation illégale et a étendu les zones protégées tandis qu’il construisait aussi des routes et des centrales hydroélectriques dans la région. Les écologistes craignent que ces installations puissent faire augmenter la déforestation sur le long terme.

Déforestation dans le monde, chiffres:
Il disparaît dans le monde chaque année depuis 15 ans : 80.000 km2 de forêt (solde tenant compte de la reforestation), soit la surface de l’Autriche.

L’Amazonie en est la principale victime à 53 % avec la disparition de 42.510.000.000 m2 de couvert forestier par an, soit 1.350 m2 à chaque seconde, ce qui correspond à la surface d’un terrain de football toutes les 7 secondes.

L’Equateur détient le record mondial avec un taux annuel de déforestation de 1,7 %, loin devant le Brésil (0,6 %/an) : à ce rythme, il n’y aura plus de forêts primaires en Equateur en 2070.

Sur cette base, on prévoit la disparition totale de l’Amazonie vers les années 2150.

Entre 1492 et 1970, 1% de la forêt amazonienne a été détruite. Durant ces 35 dernières années, cette même forêt s’est réduite de 14 %, soit une superficie supérieure à deux fois celle de la France et une vitesse de déforestation 200 fois plus élevée.

La forêt amazonienne représente encore aujourd’hui 8 millions de km2, soit 2/3 des forêts tropicales (14 fois la France).

L’écosystème créé autour d’un seul arbre pendant des milliers d’années (forêt primaire ou ancienne) ne peut être reproduit par un simple reboisement (forêt secondaire), tel que pratiqué en Europe.

Au 16ème siècle vivaient en Amazonie entre 5 et 7 millions d’indiens. Aujourd’hui, on n’en dénombre plus qu’un million.

Au Brésil, la vitesse de déforestation est 17 fois plus élevée dans les zones non-indiennes que dans les territoires gérés par les Indiens (Courrier International n°838 du 23/11/2006)


Biocarburants, une alternative réaliste?

  • Auteur: wm
  • Classé dans: Ecologie
  • Le: 05 sept 2007 à 18:13

Notre société dépends totalement des carburants fossiles, et la tendance va en s’accélérant. Pourtant, dans bien des domaines, dont les transports (30% de la consommation d’énergie dans l’Union Européenne), les biocarburants, dont le bioéthanol pourraient contribuer, avec d’autres actions, à réduire la consommation de ressources fossiles.

Le bioéthanol provient de la fermentation de sucres issus de céréales ou de plantes sucrières. En Europe, il peut être utilisé en mélange à de l’essence jusqu’à 5%, conformément à la norme EN 228. A ces basses teneurs, des précautions, très pénalisantes en termes logistiques, s’imposent pour limiter très strictement la présence en eau et donc éviter le phénomène de démixtion (séparation des phases éthanol et essence). Afin de respecter les spécifications, dont la volatilité, il est nécessaire d’utiliser une base essence adaptée.

Le Brésil est déjà à l’heure des biocarburants

Champion mondial des biocarburants, le Brésil ne se repose pas sur ses lauriers. Le gouvernement a d’ambitieux objectifs dans ce secteur : poursuivre la « révolution énergétique » du pays et miser sur la production du biodiesel.

Au Brésil, la production s’élève à 200 millions de litres, commercialisés par 600 stations services. D’ici 2008, le gouvernement ambitionne de la multiplier par quatre. Pour le président Lula, qui brigue un second mandat, « le Brésil connaît une révolution énergétique. [Il a] fait celle de l’éthanol, [il fera] celle du biodiesel ». Persuadé que ce carburant est « le pétrole de demain », le leader du Parti des travailleurs (PT) entend partager les recherches brésiliennes avec d’autres pays tropicaux, tels que l’Inde ou l’Angola.

La presque totalité du parc automobile tolère un mélange à 85% de bioéthanol de canne à sucre. Dès lors, pourquoi le taux d’incorporation n’est-il pas plus élévé en Europe. C’est la réponse que nous allons tenter de vous donner.

Et pourquoi pas en Europe, alors?

L’Europe demeure loin derrière en matière de production et de consommation de bioéthanol.

Les principales raisons ?

Un encouragement communautaire discret et, surtout, le prix. Au Brésil un baril de bioéthanol coûte deux fois moins cher qu’un baril de pétrole, le tarif en Europe s’avère trop élevé pour la plupart des foyers. L’Union européenne s’engage donc prudemment dans le virage écologique, visant les 8 % de biocarburants dans les transports d’ici 2015.
Toutefois, le Vieux Continent est le plus gros producteur de biodiesel (80 % de la production totale de biocarburants), suivi des États-Unis.

Actuellement réalisée à partir de graines de colza, mais aussi de tournesol ou du soja, la conception européenne de biodiesel a augmenté de 65,8 % en 2005.

Le revers de la médaille?

La future production massive d’éthanol et de biocarburants pour les véhicules pourrait provoquer une pénurie d’eau mondiale, ont annoncés des experts à l’occasion du septième jour de la conférence internationale World Water Week à Stockholm.

L’institut de recherche suédois Stockholm International Water Institute (SIWI) estime que la production de biocarburants conduira à un doublement de l’utilisation actuelle d’eau par l’agriculture. Selon les experts, ce type de production nécessite par ailleurs de grandes superficies de terres agricoles.

Les 2.500 participants à la conférence, originaires de 140 pays, tentent notamment de déterminer ce qu’il est possible de faire pour éviter la mort des 2,6 milliards de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable.




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